Une initiative du Réseau Avant de Craquer
(Une fédération d’organismes voués au mieux-être de l’entourage d’une personne atteinte de maladie mentale.)
1 855 CRAQUER
(272-7837)

Pour aider sans filtre, cherchez ici :

Jean-Philippe Dion

Mot de Jean-Philippe Dion
Porte-parole

Octobre 2019

Cette année, on a décidé de faire les choses autrement pour marquer la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. On est parti à la rencontre de jeunes de 18 à 25 ans dans des universités à Québec et à Montréal. En me préparant pour ces conférences, je me disais que j’allais pouvoir constater à quel point la santé mentale n’est plus un tabou chez les jeunes et à quel point les étudiant(e)s sont sensibilisé(e)s à cette fichue maladie. Je me suis trompé. On a encore du travail à faire pour que les jeunes parlent de leur état de santé, et que ceux qui les accompagnent pensent à demander du soutien. Non seulement les troubles mentaux représentent la première cause d’hospitalisation chez les 15 à 24 ans, mais ils sont aussi moins portés à aller chercher de l’aide professionnelle. L’aide existe tant dans les milieux scolaires que dans la communauté, mais il est difficile de faire connaitre les ressources me dit-on.

À Québec, j’ai eu le privilège d’entendre le témoignage de la sympathique Cathy. Son histoire ressemble un peu à la mienne : elle a grandi avec une maman ayant des problèmes de santé mentale. La différence, c’est que Cathy a « crashé ». Elle a manqué d’aide. Aujourd’hui, la mère et la fille vont bien. La maman de Cathy est retournée sur le marché du travail après 25 ans d’absence. C’est toute une victoire!

À Montréal, c’est Emmanuelle qui a partagé la tribune avec moi. Avec courage et aplomb, elle a partagé son histoire. Celle d’une jeune femme qui a dû affronter les défis de vivre avec la maladie. La difficulté à trouver l’aide adéquate quand on passe de l’enfance à l’âge adulte fut une réalité pour elle. Aujourd’hui, Emmanuelle est la preuve que la santé mentale n’est pas un frein à la réussite, professionnelle et amoureuse.

Pour permettre à des personnes comme Cathy et Emmanuelle de cheminer dans leur rétablissement, il faut apprendre à faire équipe avec eux. Pour y parvenir, les membres de l’entourage doivent eux aussi apprendre à préserver leur équilibre et à ne pas avoir peur de poser des questions pour comprendre la maladie.

Pour y parvenir, la meilleure solution est de demander de l’aide auprès de l’une des associations membres du Réseau Avant de Craquer. Il faut continuer à faire connaître notre réseau si essentiel. C’est notre mandat des prochains mois.

Jean-Philippe
Fier porte-parole du Réseau Avant de Craquer

Porte-parole :
Jean-Philippe Dion

Octobre 2018

Tu côtoies une personne qui a des problèmes de santé mentale et tu ne sais pas comment agir pour l’aider? Je te comprends totalement : ma merveilleuse maman en souffre depuis que j’ai 10 ans.

Ton amie, ton chum, ta collègue, ton père ou ta soeur semble déprimé(e) en ce moment ou a des comportements étranges? Je pense que c’est le temps que tu interviennes. Cette personne a besoin de toi, plus que jamais. Cependant, comme moi, tu auras probablement des moments d’inquiétudes, de stress, d’incompréhension et de découragement. Il existe des ressources pour t’aider à composer avec les impacts de la maladie, comprendre et savoir quoi faire. Je t’invite à consulter le site aidersansfiltre.com. Tu y trouveras des informations qui t’aideront à comprendre et des trucs pour mieux accompagner ton proche. Tu découvriras sans doute que tu n’es pas seul à vivre cette situation (juste ça, ça fait du bien) et que des groupes de soutien offrent plein de services diversifiés dans ton coin.

Il m’est arrivé de me questionner sur ma propre fragilité : si ma mère est atteinte de maladie mentale, est-ce que ça peut m’arriver à moi aussi ? Qu’est-ce que mes collègues vont dire si je leur parle de ma réalité?  Ne pense pas à ça. Fonce. Je te confirme que quand tu verras ton proche aller mieux (parce que oui, ça va arriver), tu seras vraiment fier de toi.

Entre 18 et 25 ans, c’est une période de choix de vie, de carrière. J’ai pu accompagner ma mère tout en réalisant mon rêve de travailler en télé. Je suis sûr que tu pourras réaliser tes rêves tout en continuant d’accompagner ton proche que tu aimes. Je t’encourage à aller chercher de l’aide et à en parler avec authenticité, sans tabou, sans filtre. Mais ne t’oublie pas, ok ?

Jean-Philippe Dion
Porte-parole