Une initiative du Réseau Avant de Craquer
(Une fédération d’organismes voués au mieux-être de l’entourage d’une personne atteinte de maladie mentale.)
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J’aime beaucoup ma soeur, mais je dois aussi penser à moi. Comment je fais?

C’est normal de sentir que ton énergie est sur deux fronts. Entre l’école, ton travail, tes amis, ta soeur… tu peux facilement te sentir débordé(e). Surtout, retiens que c’est un besoin légitime de vouloir te concentrer sur ton bien-être. Si tu veux soutenir ta soeur dans son rétablissement, tu dois aussi prendre soin de toi. Garde toujours en tête l’importance de préserver ta « bulle personnelle » : ton propre réseau social, tes activités, tes projets. Sache que tu n’as pas à mettre ta vie entre parenthèses. Ta soeur a besoin d’avoir un entourage en équilibre pour l’accompagner.

Astuce :

  • Dresse la liste des tâches que tu effectues durant la semaine (cours, travail, devoirs, etc.) et note le temps qu’il te faut pour les réaliser;
  • Ensuite, fais une liste des choses que tu aimes faire pour toi et de ce que tu aimerais faire à l’avenir (magasiner, voir des ami.es, faire du sport, prendre un bain, etc.). Puis estime le temps que tu pourrais t’accorder;
  • Finalement, tu peux discuter avec ta soeur de ses besoins et réserver ce temps pour elle dans ton horaire (ça peut varier d’une semaine à l’autre).

Comment soutenir ma soeur?

Parce qu’ils partagent les mêmes souvenirs, parce qu’ils ont développé depuis l’enfance des liens de complicité, les frères et soeurs sont souvent les premier(ère)s témoins des symptômes de la maladie. Ils peuvent alors se sentir impuissants et détenteurs d’un secret bien trop lourd à porter.

Ta soeur a besoin de toi, mais aussi de se faire accompagner par des professionnels.

  • Encourage ta soeur à chercher de l’aide (voir fiche Stéphanie);
  • Sois attentif à ce que tu ressens et prends le temps de t’informer! Si ta soeur est d’accord, n’hésite pas à poser des questions à l’équipe soignante afin de mieux comprendre la situation;
  • Passe du temps de qualité en famille, car il est préférable pour tous de vivre ensemble et non chacun de son côté.
  • Discute ouvertement avec ta soeur et tes parents afin d’échanger et établir un plan de match qui répond aux besoins de toute la famille;
  • Sois patient(e) et accepte le changement : la situation va évoluer au fil du temps et de vos expériences. Sache que ta soeur a besoin de savoir que vous croyiez à son potentiel de se rétablir;
  • Prends soin de toi !

Il devient très difficile de naviguer entre l’école, le travail et la situation à la maison. Comment trouver mon équilibre?

Cohabiter au quotidien avec une soeur qui vit avec une maladie mentale peut être difficile et demande de développer une capacité à rebondir face au stress. Les notions de temps et d’espace peuvent être différentes entre vous deux. Tu as parfois le sentiment d’être de trop. Il peut même t’arriver d’avoir l’impression que tu ne peux pas la déranger quand elle est dans sa chambre ou qu’elle ne tient pas compte de ton espace à toi.

C’est tout à fait normal de vivre dans l’ambivalence entre demeurer près de ta soeur et avoir le désir de t’éloigner. Il est aussi fort probable que tu aies le sentiment que le rythme de la maison tourne autour de ta soeur et que tes parents portent toute leur attention et leurs énergies vers elle alors que toi aussi, ta vie est chamboulée. Sache que c’est habituellement temporaire et que les choses peuvent changer !

Il est important que tu en parles avec tes parents, que tu exprimes tes émotions, car elles sont aussi valables que celles de tous les membres de la famille. Pour t’aider, tu peux mettre tes idées sur papier. En tout temps, n’hésite pas à aller chercher de l’aide. Il existe des ressources pour toi. Tu peux rencontrer gratuitement un intervenant qualifié avec qui tu pourras parler en toute confidentialité.

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Cette fiche s’inspire des différents travaux et publications d’Hélène Davtian, Docteur en psychologie (France) dont le travail clinique et de recherche est orienté vers l’accompagnement de l’entourage familial et professionnel des personnes atteintes de maladie mentale